FPI : le gouvernement lance le recouvrement de près de 350 millions $ de créances en souffrance

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Le gouvernement congolais a engagé le processus de recouvrement de près de 350 millions de dollars américains de créances en souffrance du Fonds de promotion de l'industrie (FPI), en privilégiant, dans un premier temps, un règlement à l'amiable avant d'éventuelles mesures coercitives à l'encontre des débiteurs récalcitrants.

Cette orientation a été réaffirmée mardi à Kinshasa, lors de la deuxième réunion stratégique de la Commission spéciale chargée du recouvrement de ces créances, présidée par la Première ministre Judith Suminwa Tuluka. À cette occasion, la commission, conduite par le ministre de l'Entrepreneuriat et du Développement des PME, assurant l'intérim du ministre de l'Industrie, Justin Kalumba Mwana Ngongo, a présenté un premier état d'avancement de ses travaux.

Selon Justin Kalumba, un premier rapport consacré à la catégorisation des créances a déjà été remis à la cheffe du Gouvernement. Six catégories de créances ont été identifiées afin de distinguer les différents débiteurs, d'évaluer les obstacles au recouvrement et de définir la stratégie ainsi que les administrations compétentes pour chaque dossier.

« Une première phase sera consacrée au recouvrement à l'amiable. En revanche, pour les débiteurs récalcitrants, il sera procédé, le moment venu, à un recouvrement par voie forcée. C'est donc un appel adressé à tous ceux qui doivent de l'argent à l'État afin qu'ils s'acquittent volontairement de leurs obligations avant que des mesures coercitives ne soient engagées », a déclaré le ministre.

Sans révéler l'identité des débiteurs concernés, Justin Kalumba a annoncé la mise en place de trois sous-commissions thématiques chargées d'approfondir les travaux et de soumettre leurs premiers rapports dans un délai d'un mois.

Le ministre a également indiqué que certains débiteurs ont déjà manifesté leur volonté de régulariser leur situation en sollicitant des négociations en vue d'un règlement à l'amiable.

Réagissant aux critiques évoquant une éventuelle « chasse aux sorcières », Justin Kalumba a assuré que cette démarche vise uniquement à faire respecter les obligations des débiteurs envers l'État. Elle s'inscrit, selon lui, dans les orientations du président de la République visant à renforcer les capacités financières du FPI afin de soutenir l'industrialisation du pays.

Merveil Molo