RDC : vers un nouveau plan gouvernemental pour améliorer l’accès à l'eau et à l'électricité dans les zones enclavées

Image
Image

La Première ministre, Judith Suminwa Tuluka, a accordé un délai de 30 jours aux membres du gouvernement concernés pour élaborer une proposition visant à accélérer l'accès à l'eau potable et à l'électricité dans les territoires les plus enclavés de la République démocratique du Congo. Cette instruction a été donnée lors du dernier Conseil des ministres.

Dans sa communication, la cheffe du gouvernement a souligné que, malgré les progrès réalisés, de nombreuses régions du pays restent insuffisamment desservies en eau potable et en électricité, en particulier les territoires les plus enclavés.

À cet effet, Judith Suminwa a instruit le ministre des Ressources hydrauliques et Électricité, en concertation avec le vice-Premier ministre de l'Économie nationale, le ministre d'État chargé du Développement rural, le ministre des Finances, le vice-Premier ministre du Budget, ainsi que la Regideso, l'Agence nationale de l'électrification et des services énergétiques en milieux rural et périurbain (ANSER) et les autres opérateurs concernés, de lui soumettre, dans un délai de 30 jours, une proposition gouvernementale en faveur de l'équité territoriale.

Cette initiative vise à assurer une première desserte intégrée en eau potable et en électricité dans les territoires les plus enclavés.

La Première ministre a précisé que cette démarche ne se substituera pas aux actions déjà engagées par le gouvernement en matière d'accès aux services essentiels. Elle a plutôt vocation à les compléter, les renforcer et à améliorer leur coordination.

Selon la communication de la cheffe du gouvernement, l'objectif est qu'aucune province de la République ne soit durablement privée d'un premier accès à ces services essentiels. Les provinces de la Tshuapa et du Sankuru serviront de projets pilotes.

La proposition attendue devra notamment préciser les localités prioritaires, les solutions techniques retenues, le calendrier de mise en œuvre, le coût des investissements, les modalités de financement ainsi que les partenariats à mobiliser, afin que les premiers projets puissent être lancés dès la validation de cette initiative gouvernementale.

Merveil Molo