Assemblée nationale : avec 5 % de progression des recettes courantes, le projet de loi de finances rectificative transmis à la Commission ECOFIN

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Le projet de loi de finances rectificative 2026 a été déclaré recevable et transmis à la Commission Économie et Finances (ECOFIN) pour examen et toilettage, à l’issue du débat tenu ce jeudi 11 juin 2026 à l’Assemblée nationale.

Présenté par le vice-Premier ministre en charge du Budget, Adolphe Muzito, ce texte prévoit des recettes courantes de l’État en hausse de 5 %, passant de 14,4 milliards à 15,2 milliards de dollars américains, soit environ 740 millions USD de plus par rapport aux prévisions initiales.

« Il en résulte donc une augmentation des recettes courantes globales de 5 % comparativement aux prévisions de la loi de finances initiale », a déclaré le VPM du Budget devant les députés nationaux.

Selon le gouvernement, cette progression est principalement portée par les bonnes performances enregistrées dans la mobilisation des recettes fiscales et douanières. Les recettes douanières et accises affichent une hausse de 10,3 %, tandis que les recettes fiscales progressent de 5,6 %, compensant ainsi le recul observé au niveau des recettes non fiscales de la DGRAD.

Pour l’exécutif, cette amélioration reflète la bonne tenue de l’économie congolaise, malgré le contexte sécuritaire marqué par la persistance de la guerre d’agression dans l’Est du pays.

Devant les élus nationaux, Adolphe Muzito a également présenté plusieurs indicateurs macroéconomiques jugés favorables, notamment la révision à la hausse du taux de croissance économique.

« La croissance a été révisée à 5,6 % contre 5,3 % initialement prévue, pour un PIB nominal de 122 milliards de dollars américains », a-t-il souligné.

Le gouvernement met également en avant la maîtrise de l’inflation et la stabilité du taux de change.

« Le taux moyen annuel d’inflation se situe à 3,5 %, tandis que le taux de change s’établit à 2.290 francs congolais pour un dollar américain », a précisé le vice-Premier ministre.

À ces performances s’ajoute la hausse des cours des principaux minerais exportés par la RDC. Le cuivre est passé de 10.246 à 12.000 dollars la tonne, tandis que le cobalt est passé de 34.235 à 50.000 dollars la tonne métrique.

Pour le gouvernement, cette dynamique devrait permettre de porter la pression fiscale à 12,5 %, contre 12,3 % dans la loi de finances initiale, et de dégager des ressources supplémentaires destinées au financement des priorités nationales, notamment la sécurité, les infrastructures et les programmes sociaux.

MD