Karaté-do : le camp Freddy L’A Kombo rejette la légitimité de Claude Tshisekedi

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La Fédération de karaté-do du Congo (FEKACO) traverse une nouvelle zone de turbulences après la contestation de la légitimité de l’élection de Claude Tshisekedi à la tête de l’instance par des proches de la direction conduite par Freddy L’A Kombo.

Dans un document publié ce lundi 11 mai 2026, Freddy L’A Kombo et son camp dénoncent plusieurs irrégularités juridiques et administratives ayant, selon eux, entaché le processus électoral organisé le 10 avril 2026.

Ils soutiennent que Claude Tshisekedi n’est pas éligible à la présidence de la FEKACO au regard des statuts de la fédération, qui exigent notamment d’être de nationalité congolaise et d’avoir dirigé une ligue pendant deux mandats successifs ou d’avoir été membre du bureau exécutif.

« Il n’a jamais dirigé une ligue pendant deux mandats successifs, ni occupé les fonctions de membre du bureau exécutif de la fédération », affirment-ils.

Les mêmes sources dénoncent également une assemblée générale qu’elles qualifient « d’irrégulière de bout en bout ». Elles évoquent notamment le non-respect des délais de convocation prévus par les textes de la fédération.

« La convocation de l’assemblée a été annoncée le 22 décembre 2025, le corps électoral convoqué le 24 février 2026 et les élections organisées le 10 avril 2026, alors que les textes de la FEKACO prévoient un délai de 60 jours », expliquent-elles.

Les proches de Freddy L’A Kombo accusent aussi certaines personnes suspendues par le comité fédéral d’avoir convoqué l’assemblée sans qualité légale.

« Les personnes ayant convoqué cette assemblée étaient suspendues depuis le 21 décembre 2025 par le comité fédéral et n’ont introduit aucun recours. Elles ne pouvaient donc pas engager la fédération dans un tel processus », soutiennent-ils.

Ils évoquent par ailleurs des cas présumés de « faux et usage de faux » autour du procès-verbal de l’assemblée générale.

« Le secrétaire général de la FEKACO aurait présenté un faux quorum alors qu’il n’était pas atteint. Certaines ligues inexistantes ou ne participant à aucune activité fédérale auraient été créées uniquement pour les besoins du vote », affirment-ils.

Les contestataires citent également des signatures de membres absents retrouvées dans le procès-verbal de l’élection.

« Des membres absents le jour du vote, notamment le vice-président Mutshipanda et le président de ligue Mike Musul, se retrouvent pourtant signataires du PV. D’autres athlètes se sont improvisés électeurs sans aucune base légale », déclarent-ils.

Ils dénoncent en outre l’absence d’une commission électorale indépendante durant le processus ainsi que celle d’un représentant du Comité olympique congolais lors de l’assemblée générale, pourtant prévue par les textes de la FEKACO.

À noter que Freddy L’A Kombo, président de la FEKACO suspendu par le ministère des Sports, avait déjà obtenu gain de cause devant la justice.

Bob Bondo