Lubumbashi : la 11e édition du Festival Amani lancée sur fond d'un appel pour la RDC à « redevenir » une nation unie et tournée vers la paix

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La 11e édition du Festival Amani a été officiellement lancée à Lubumbashi, dans la province du Haut-Katanga, par la Première ministre Judith Suminwa Tuluka, en présence des autorités provinciales et de nombreux acteurs culturels, ce vendredi 10 avril 2026. Placé sous le thème « Redevenir », ce rendez-vous culturel majeur s’impose une fois de plus comme un espace de dialogue, d’espoir et de cohésion sociale dans un contexte national marqué par des défis sécuritaires persistants.

Dès l’ouverture, le gouverneur intérimaire du Haut-Katanga, Martin Kazembe Shula, a insisté sur la centralité de la paix dans toute dynamique de développement. Il a souligné que cette responsabilité incombe à tous, « de l’artiste qui élève sa voix sur scène aux soldats qui défendent la patrie ».

« Notre diversité ne devrait pas nous inquiéter, nous devrions plutôt nous préoccuper de notre engagement. Chacun de nous devra constamment s'investir dans ses actions en faveur de la paix. La paix étant une œuvre commune, une construction patiente et quotidienne, j'adresse aujourd'hui un appel solennel à toutes les composantes de notre nation, à la jeunesse, continuez d'être les sentinelles et les acteurs du changement positif », a-t-il dit au micro tendu par 7SUR7.CD.

Prenant la parole à son tour, le directeur général du Festival Amani, Guillaume Bisimwa, a rappelé la genèse et la mission de cet événement né il y a onze (11) ans. Il a expliqué que le festival dépasse largement le cadre festif.

« Ce n’est pas seulement un événement, c’est un mouvement, un message, une réponse à la peur par la créativité, à la division par l’unité et aux doutes par l’espoir. Le thème Redevenir, c'est Redevenir ensemble, redevenir confiants, redevenir solidaires, redevenir porteurs de paix », a martelé Guillaume Bisimwa, avant de rappeler que « la paix n’est pas seulement l’absence de conflit, mais ce que nous construisons chaque jour ».

Pour la première ministre Judith Suminwa Tuluka qui a officiellement lancé les activités de cette 11e édition, cet événement est devenu « un sanctuaire d’échanges et un moteur essentiel de la reconstruction du lien social ».

« Redevenir, c’est refuser la fatalité de la violence et privilégier la voie du dialogue et de la responsabilité partagée. La culture, l’art et la musique ne sont pas de simples ornements, mais de puissants leviers de paix et d’unité », a-t-elle soutenu, tout en rappelant que ces ambitions nécessitent un environnement sécurisé.

Face aux défis dans l’Est du pays, Judith Suminwa Tuluka a assuré que le gouvernement reste déterminé à « restaurer une paix durable et protéger chaque Congolais».

La ministre nationale de la culture, Catherine Kathungu Furaha, a aussi pris part à cette cérémonie de lancement en saluant cet événement qui est organisé pour la première fois en dehors de Goma depuis 10 ans suite à la situation sécuritaire dans le Nord-Kivu. Pendant trois (3) jours, la ville de Lubumbashi devient ainsi un carrefour culturel où la musique, la danse et les rencontres portent un message de l'espoir, de l'unité et de la paix.

Patient Lukusa, à Lubumbashi