La République démocratique du Congo prévoit la mise en service de son premier centre carbone d’envergure d’ici août 2026. L’annonce a été faite par le Directeur général a.i. du Bureau central de coordination (BCECO), le Dr, Prof., Ir Sylvain Alongo Longomba, à l’issue d’une mission d’inspection effectuée ce lundi 6 avril 2026 sur le site du projet.
Érigé sur le campus de l’Université de Kinshasa, cet ouvrage, d’une longueur de 28 mètres et d’une largeur de 17,5 mètres, comprend quatre niveaux.
Les travaux de construction ont atteint leur phase terminale pour cet ouvrage destiné à abriter un centre spécialisé dans la gestion des forêts et le suivi de la pollution, avec pour objectif de produire des données fiables en temps réel afin d’orienter les politiques publiques.

Ce centre constitue le premier du genre dans la partie ouest du pays, avec une vocation régionale en Afrique centrale.
« L’Université de Kinshasa sera dotée d’un dispositif stratégique en rapport avec la surveillance des écosystèmes forestiers de la RDC dans le cadre du crédit carbone. Il s’agit d’un bâtiment capable d’accueillir des appareils de pointe de dernière technologie pour surveiller les forêts de la RDC et, à la fois, renforcer la capacité de formation universitaire dans la gestion du crédit carbone », a déclaré le Dr, Prof., Ir Sylvain Alongo Longomba.
Le DG a.i. du BCECO a également indiqué que cette mission visait à évaluer l’état d’avancement d’un chantier lancé en mai 2024, dont les délais initiaux ont été dépassés.
« C’est pourquoi nous sommes venus voir l’état d’avancement des travaux afin de dégager, de façon concertée, les solutions appropriées pour l’achèvement des travaux dans les meilleurs délais », a-t-il précisé.
De son côté, le recteur de l’Université de Kinshasa, Jean-Marie Kayembe, a salué cette visite qu’il considère comme un signal d’accélération du chantier.
« J’exprime toute la gratitude de l’Université de Kinshasa d’accueillir le DG a.i. du BCECO aujourd’hui. Nous avons beaucoup d’espoir de voir enfin se terminer ce bâtiment de surveillance des forêts en RDC. Il est venu se rendre compte des raisons du retard des travaux. Nous espérons que de cette visite viendra la solution », a-t-il déclaré.

À noter que la RDC abrite 8 % du carbone forestier mondial. La vente de crédits carbone représente une opportunité financière estimée entre 11 et 25 milliards de dollars pour soutenir le développement durable et la conservation.
Ce projet s’inscrit dans les orientations impulsées par le chef de l’État Félix Tshisekedi. Le suivi du dossier est assuré en coordination avec le ministère des Finances, dirigé par Doudou Fwamba Likunde.
Bob Bondo