Le parti Alliance des Démocrates Congolais (ADECO), formation politique chère au sénateur Jonas Mukamba, a apporté, ce lundi 02 février 2026 à Kinshasa, son soutien à la dernière prise de position du président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, en insistant sur l’impossibilité de dialoguer avec ceux qui ont commis des crimes contre les populations congolaises.
Dans une déclaration lue par son président, Alain Mbaya Kakasu, cette formation politique, membre de l’Union sacrée de la Nation, a encouragé le chef de l’État à maintenir les décisions de justice rendues à l’encontre des traîtres à la Nation, estimant que le dialogue ne saurait se transformer en une amnistie politique déguisée ni en une porte de sortie pour les criminels.
« L’ADECO encourage le président de la République à maintenir les décisions de justice rendues à l’endroit des traîtres de la République, les condamnés à mort étant morts », a affirmé Alain Mbaya Kakasu.
Le parti soutient également la démarche du chef de l’État visant à inscrire cette posture dans une logique de justice transitionnelle, considérée comme un gage essentiel de la non-répétition des atrocités et de la consolidation d’une paix durable en RDC.
Au-delà de la question judiciaire, l’ADECO a félicité Félix Tshisekedi pour son attachement à un dialogue organisé sur le sol national, sous la conduite des institutions de la République et dans le strict respect de la Constitution et des lois du pays, et ce, malgré les pressions et chantages politiques.
Le parti met par ailleurs en garde contre la « mauvaise jurisprudence politique du dialogue » qui, par le passé, a souvent débouché sur le partage du pouvoir, la prédation institutionnalisée et l’infiltration des institutions de l’État.
L’ADECO réaffirme ainsi son soutien au président de la République dans sa volonté de conduire un dialogue national utile à la cohésion nationale, mais fermé à toute complaisance envers les criminels, estimant que la paix durable en RDC ne peut se construire qu’autour de la vérité, de la justice et de la responsabilité.
« L’ADECO considère le dialogue national comme un haut lieu d’échange entre les gouvernants et les gouvernés sur les secteurs vitaux de la Nation, assorti de recommandations, et non du partage du pouvoir, afin de servir de catalyseur à la consolidation de la cohésion nationale », a souligné le président de l’ADECO.
Enfin, cette formation politique invite le chef de l’État à faire preuve de prudence et de circonspection face aux gesticulations de certains facilitateurs de l’Union africaine, afin de préserver l’esprit et la lettre des accords de Washington, considérés par le parti comme le seul cadre crédible capable de produire des résultats concrets sur le terrain.
Merveil Molo