La ministre de l’Éducation nationale et de la Nouvelle Citoyenneté a reçu, ce jeudi 29 janvier 2026, à Kinshasa, des mains du secrétaire général a.i. à l'Éducation nationale, Odon Mulamba, les cadres politiques et normatifs procéduraux relatifs à la professionnalisation des enseignantes et enseignants, élaborés dans le cadre du projet EFFICACE (Éducation, Filles, Formation Initiale et Continue des Enseignants et Appui à la Continuité de l'Éducation).
Ces assises, qui s’inscrivent dans la dynamique nationale de mise en œuvre des Humanités Pédagogiques Rénovées (HPR), ouvrent ainsi la voie à une formation plus cohérente et résolument tournée vers l'innovation. Elles ont réuni les représentants de l'UNESCO, de la DIFORE, du SERNAFOR, ainsi que des partenaires techniques et autres acteurs du secteur de l'Éducation.
Dans son propos, le secrétaire général a.i. à l'Éducation nationale et Nouvelle Citoyenneté a indiqué qu'il s’agissait d’un moment déterminant pour repenser l’architecture de la formation continue des enseignants des six premières années de l’Éducation de base.
"Il s'agit d'une étape déterminante pour consolider l'architecture nationale, la formation des enseignants du segment initial à la formation continue, avec de vraies connaissances et une certification de leurs acquis professionnels. Ces documents contribuent à la concrétisation de l'une des réformes les plus importantes du système éducatif congolais, à savoir la réforme de la formation des enseignants," a déclaré Odon Mulamba.
Prenant la parole, la ministre d'État à l'Éducation, Raïssa Malu, a salué cette étape significative vers la modernisation du système éducatif congolais.
"L'exercice auquel nous nous sommes soumis aujourd'hui n'est pas un événement isolé. Il marque la continuité d'une marche résolue vers la modernisation de notre système éducatif, conformément à la vision du chef de l'État, son Excellence Monsieur le président de la République Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, et sous la coordination stratégique de Madame la Première ministre. Il est essentiel de rappeler que notre ministère dispose désormais d'une véritable boussole stratégique. Notre action est structurée par des piliers déjà validés : le plan quinquennal 2025-2029, la politique de formation continue des enseignants du secondaire, ainsi que nos stratégies nationales pour l'alimentation scolaire, l'éducation et la formation en situation d'urgence."
Elle a poursuivi :
"Aujourd'hui, nous complétons cet édifice par la validation de cinq outils fondamentaux issus du projet EFFICACE, destinés au cycle primaire, c'est-à-dire aux six premières années de l'enseignement de base. Le cadre de référence de la formation initiale agit dans le contrôle de qualité entre l'État et les futurs enseignants. Si la gratuité de l'enseignement a ouvert les portes de l'école, ce cadre transforme cet accès en une promesse de réussite réelle. Nous ne formons plus seulement des diplômés, mais des professionnels compétents dès leur premier jour de classe."
Raïssa Malu a ajouté :
"En second lieu, la politique nationale de formation continue des enseignants des six premières années de l’éducation de base crée un pont logique avec celle du secondaire déjà existante. Nous assurons ainsi une continuité pédagogique sans rupture, de l'entrée en fonction au primaire jusqu'au perfectionnement au secondaire : l'enseignant dispose désormais d'une trajectoire de formation professionnelle fluide et cohérente. Parallèlement, le cadre national de certification de la formation continue dote le ministère d'un levier de gestion des ressources humaines basé sur le mérite. Grâce à une vérification périodique de la qualité des enseignements, la gratuité est désormais portée par des acteurs dont l'excellence est officiellement valorisée par l'État."
La ministre d'État a, par ailleurs, fait savoir que, sur le plan institutionnel, le cahier des charges scelle un contrôle technique entre le ministère et les établissements de formation, afin que chaque élève évolue dans un cadre propice, tel qu’exigé par les normes nationales.
La réforme en cours du système éducatif vise à garantir un enseignement de qualité, équitable et centré sur la professionnalisation des enseignant(e)s, fondement de l’école congolaise offrant à chaque enfant les conditions d’apprentissage qu’il mérite.
Junior Ika